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La nuit des chauves-souris



La nuit des chauve-souris,

j’entends mon père qui chante

Je me lève, sans précipitation

Je renifle,

son odeur flotte et je la reconnais

Je descends les marches, une à une

et dans le fauteuil

de nouveau il est là, avec sa guitare sèche

Son corps ne me semble plus froid

C’est mon père, il se tient là

Ses yeux sont rouges,

il m’aperçoit, il rit

Il recommence à jouer

Au plafond, des dizaines de chauve-souris se suspendent

Elles gigotent au rythme des accords

et tous ensemble,

Nous nous mettons à chanter

des rengaines de hippie



Julie Cayeux

(Traction-Brabant n°93 https://traction-brabant.blogspot.com/ )



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